Je rêve d'une Belgique apolitique...

Vidéo d'entrée : SHAME

     YouTube         - Belgique : une marée humaine pour dénoncer la c

 

C'était en 1973 et j'allais voter pour la première fois. Je venais d'atteindre la majorité de l'époque soit 21 ans. Dire que j'ai considéré cela comme un événement majeur de ma vie serait mentir, la preuve en est que je ne me souviens même plus s'il s'agissait d'élections législatives ou communales. Ni même le mois. Ce dont je me souviens, c'est que je n'ai pas voté en Belgique car j'étais alors servant sous les drapeaux dans une caserne située en R.F.A. et à Düren pour être précis. Je ne suis même plus certain du parti auquel j'ai donné ma voix en pensant y trouver ma voie tout en faisant preuve de bonne foi. Peut-être ai-je voté selon les idées de mon père ? Lui qui ne considérait aucun homme politique comme attrayant, lui qui était farouchement anti-syndicaliste, lui qui a mené honnêtement une carrière de correspondant-adjoint au bureau des Recettes de la Régie des Télégraphes et Téléphones, la R.T.T. devenue Belgacom. Mon père qui m'a offert la plus grande surprise de ma vie lors d'un repas vespéral quand il m'a proposé que j'aille trouver un voisin de notre rue, alors conseiller communal (socialiste) afin d'y trouver un appui potentiel parce que je venais de postuler comme agent de police dans ma commune de Marcinelle...Je ne suis pas allé trouver le conseiller Leunis et j'ai été engagé. De ce côté, j'aurai suivi le même chemin que mon père. Jamais, je ne me suis adressé à un quelconque phraseur électoral pour obtenir quoi que ce soit. Je n'en tire spécialement aucune gloire mais j'en garde quand même un sentiment de propreté. Il est vrai que côté syndical, je me suis un peu "amusé". Pour obtenir ma nomination définitive, je devais satisfaire à un an de service de probation. J'ai été nommé. C'est donc que j'aurai accompli cette année sans démériter. C'est peut-être aussi parce que j'étais le seul à devoir être nommé. Laissez-moi poursuivre mon rêve en paix et continuer à croire que c'est grâce à mes qualités que j'ai reçu mon "bâton de maréchal". C'est peut-être aussi parce que j'ai cèdé aux "pressions" du délégué syndical socialiste en m'affiliant. Je dis plus haut que je me suis amusé car deux mois après ma nomination, je brisais mon affiliation. Pire : tout au long de ma carrière, je pense avoir été le seul ou du moins un des rares à sauter d'un syndicat à l'autre. De cet aveu, je ne suis pas particulièrement fier car ce que je prenais, moi, pour des moments de révoltes personnelles était pourtant l'oeuvre d'hommes et de femmes qui se sont battus pour obtenir et/ou conserver quelques avantages dont j'ai forcément profité, même durant mes périodes non-syndicalistes. Mais toutes ces considérations n'ont qu'un seul but : servir d'introduction à la rage et à la peur que j'éprouve, sinon depuis le 13 juin 2010, plus certainement depuis ce dimanche 30 janvier 2011. Voici à quoi en est arrivée une femme politique. Son attachée de presse a déclaré que c'était involontaire et je suis près à la croire. Parce que je peux comprendre qu'après autant de mois sous intense pression, le cerveau n'arrive plus à commander les membres du corps. Je vous le déclare sérieusement parce que j'y crois.

 

Dieu et plusieurs proches connaissent mon avis à propos de Madame Onkelinx. Je me souviens d'ailleurs d'une manifestation policière à Charleroi où je me trouvais en tête de ligne lorsque la susnommée a monté les marches de l'hôtel de ville en compagnie de MM. Verhofstadt et Dewael venus promettre à Mr le bourgmestre des fonds qu'il ne reçut jamais ou pas dans les proportions promises. Laurette donc, comme ses deux confrères, gravissaient les marches et ont été forcés de s'engouffrer dans un entonnoir humain formé de policiers "raslebolisques". Je n'exagère pas : ce jour-là, j'ai cru deviner comme une forme de crainte, d'appréhension dans les yeux de cette dame aujourd'hui au majeur indexé. Elle a un métier à risques ? J'en faisais un aussi. Pas avec le même salaire...Tiens, au fait, je fais une parenthèse rapide pour vous poser une question : combien de ministres en fonction se sont-ils suicidés ? Et combien de policiers ? Je ferme la parenthèse car ce n'est pas le débat.

Le débat n'est même pas le mot. Parlons plutôt de constat triste et amer...Voyez plutôt ces quelques exemples de comportement et d'analyse.

     YouTube         - zapping de la crise politique belge              YouTube         - La Belgique passe le cap des 200 jours sans gou

 

     YouTube         - Bart De Wever: les Francophones sont des immigr

Nous en resterons là. Pour le moment. Aussi parce que nous ne savons plus comment avancer ni même si c'est encore possible. Mais je ne veux pas vous laisser sur ces mauvaises notes. Je préfére vous donner le la de Michel Sardou qui continue à "se la péter" à l'Olympia. Lui, au moins, il dure...

D'ici là, portez-vous bien, soyez heureux et n'oubliez pas de sourire...


Etre femme par Michel Sardou et jipart2404

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Commentaires (1)

1. 26/02/2011

Situation bien triste dans un aussi petit pays plein de ministres !

Que va devenir notre petite Belgique ... that's the question !

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