Le jumelage avec la Belgique, c'est d'abord de l'amour...

 

Les noces d'émeraude entre Saint-Junien (France) et Jumet ont été célébrées avec ferveur. Les liens tissés depuis 40 ans semblent indestructibles.

La Belgique n'a plus de gouvernement depuis un an. Mais la question qui tracasse les Jumetois est ailleurs. Du moins pour la cinquantaine de personnes qui vient de passer un long week-end à Saint-Junien, à l'occasion du 40e anniversaire du jumelage.

Il y a les " Infatigables " par exemple, au nombre de 18, dont 13 marcheurs qui ont effectué en relais les 745 km séparant les deux villes, en 7 jours. Un long parcours du combattant pour témoigner de la solidité des relations franco-belges. Tous se posent la question de l'avenir du jumelage.

Christian Petit, président des Infatigables, fer-de-lance du jumelage résume la situation en une phrase lapidaire:  «Jumet est une goutte d'eau dans l'entité de Charleroi ».

En écho, Anne-Marie Boeckaert, échevin (c'est-à-dire adjoint au maire) de Charleroi, lui répond du tac-au-tac:  « Non, Jumet n'est pas une goutte d'eau. C'est une des 15 entités de Charleroi. L'une des plus dynamiques ». Devant les quelque 120 invités de la soirée de gala, dimanche soir, à la salle des congrès, l'élue de Charleroi affirme catégoriquement:  «Je ferai le maximum pour que ce jumelage puisse continuer à vivre ».

Des paroles qui ont mis du baume au coeur d'Hubert Pirson, 86 ans, doyen de la délégation belge, lequel ne quitte pas d'une semelle Henri Blancheton, son homologue saint-juniaud.

Hubert, pharmacien à la retraite, connait Saint-Junien depuis 40 ans. Il y revient toujours avec le même plaisir. Pour lui, ce jumelage a été largement bénéfique.  «A tous points de vue: affectif, culturel, sportif, folklorique, associatif...».

En 1970, il était président de la Croix-Rouge à Jumet, et ami personnel du bourgmestre qui lui a demandé d'organiser l'hébergement de 180 Saint-Juniauds. Le pharmacien n'a eu aucun mal à convaincre les familles jumetoises.

Les festivités du jumelage ont été grandioses, se souvient Hubert. Mais aujourd'hui, comment organiser une fête sans la moindre subvention, se lamente -t-il.  «Si rien ne change, le jumelage va se résumer à des relations interpersonnelles». Pourtant les Jumetois attendent autre chose. Parce que  «le jumelage, c'est d'abord de l'amour entre Saint-Junien et Jumet». Ce n'est pas  «superficiel», pas seulement pour  «guindailler» (NDLR: faire la fête).  

Venue pour la première fois à Saint-Junien, Mme l'échevin se donne pour mission de convaincre ses collègues de Charleroi.  «Pour faire un bon jumelage, il faut la proximité, le contact et l'échange. Tout cela est réuni entre Saint-Junien et Jumet». Or, Jumet, c'est Charleroi. Le bourgmestre appréciera.

La grande différence de taille entre les deux villes ne doit pas compromettre l'avenir du jumelage. La qualité des relations humaines devrait surmonter cet obstacle, estime l'élue, manifestement conquise par la chaleur sans équivoque des Saint-Juniauds.

Pendant ces 3 jours, le comité de jumelage a fait preuve d'un remarquable sens de l'accueil. La soirée de gala a été somptueuse, avec pour invités d'honneur Tintin et Obélix, deux monstres sacrés, symboles de la communion fraternelle des deux peuples.

Mme Boeckart et Christian Petit ont reçu chacun une aquarelle de Patrick Rougier. Des spécialités locales de Charleroi (dont un coq en verre) ont été remises à Pierre Allard et à Régis Berthier.

Jean-Marie Misset - Mercredi 15 juin 2011
lepopulaire.saintjunien@centrefrance.com

 

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