Simplifiez-vous la ville

Mise en service de la Boucle Centrale et de l'extension de l'Antenne de Gilly

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AVANT-PROPOS

Quelques extraits choisis sur l'excellent site skycraperCity Charleroi

La vision de France 3 sur le safari de Nicolas Buissart:

Visite de Charleroi, ville la plus "sordide" au monde

»   la tragique ascension de Nicolas Buissart

post de "Tiernoise" le 23.02.2011

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Il y a eu le même article dans Télémoustique il n'y a pas longtemps il me semble.
Concernant Buissart, je ne sais pas vraiment quoi dire. Ce type n'est qu'un pseudo-néo-artiste qui surfe sur une vague soit-disant underground éculée depuis déjà pas mal de temps. J'ai déjà vu une interview de lui, il est complètement incapable d'expliquer son projet et se limite à des "cools", "faire bouger les gens à Charleroi" etc. Son but c'est surtout de faire parler de lui-même, et il a réussi.

post de "Karnoit" le 11.03.2011

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Cette fois, le second degré est totalement ignoré. Arrogance, dédain et mépris parigot ?

»   l'article 

post de "Tiernoise" le 20.06.2011

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DROIT DE REPONSE :

Heureusement, nous vivons dans un pays où des libertés existent encore. Celle de l'expression est assurément l'une des plus importantes. Il est donc loisible à chacun de s'exprimer selon ses convictions. Je suis moi-même un ardent défenseur de cette liberté d'expression. Néanmoins, il existe des personnes qui en profitent pour répandre irrévérencieusement leurs idées et des moutons pour les suivre. Prenons cet exemple de Mr Nicolas Buissart puisqu'il est question de lui dans les liens ci-dessous. Je cherche à comprendre ses buts et s'il est réellement concerné par le présent et le futur de Charleroi. Pour ne pas être taxé de "clouer quelqu'un sur une croix", je suis prêt à le rencontrer pour qu'il m'explique ce qu'il cherche exactement.

Avant d'aborder, enfin, le thème de cette page, je terminerai par l'un de mes derniers posts sur SkycraperCity Charleroi :

(28.02.2012)

Je peux comprendre que les personnes qui ne connaissent pas Charleroi, qui n'y ont jamais mis les pieds et qui ne connaissent de cette ville que ce qu'en montrent ou en ont montré des émissions du style "Enquêtes" (RTL-TVI), Strip-Tease (RTBF) en ont une mauvaise image ou une image déformée. Par contre, ce qui me gonfle (désolé), c'est quand des habitants de Charleroi sèment la vilenie, l'infamie, la méchanceté gratuite, la petitesse, la mesquinerie et même la trahison en colportant de fausses rumeurs et en prenant leur pied en ironisant méchamment sur la ville qui, pourtant, les abrite.

Ce sont ces personnes qui, jamais, ne proposeront une idée positive. Ils en sont peut-être capables mais Dieu, qu'il est plus simple de détruire que de construire !

De fin mars jusqu'au début septembre 2011, j'ai promené mes appareils photos au sein des six projets de revalorisation urbaine menés lors de l'opération Couleurs Carolo. Non seulement, j'ai vécu l'embellissement de plusieurs lieux mais je tiens à en dire plus. Au delà de ces couches de peinture, c'est l'esprit de tous ces nombreux bénévoles, jeunes et moins jeunes, qui ont consacré de leur temps pour participer à la réussite de cette entreprise, une première mondiale (voir le site de Let's colour). Pas seulement des habitants de Charleroi mais des gars, des filles, des hommes, des femmes de l'extérieur y sont venus aussi. Par amitié envers un ou plusieurs carolos et/ou parce qu'ils y travaillent. J'ai vécu des moments très intenses sur cette place du Nord-Michel Levie rebaptisée le temps de l'opération : place de la convivialité. Et ce fut réussi : une fête comme on n'en fait (presque) plus : un gigantesque couscous (un vrai) servi par une dame nord-africaine géniale; sur les bancs, des gens de plusieurs nationalités qui, pour la plupart, ne se connaissaient pas avant le départ du projet même si certains étaient quasiment voisins.
Et surtout, cette incroyable marée de volontés venant de jeunes, toutes nationalités confondues, de jeunes qui veulent y croire et recherchent, demandent comment aider.
Il est plus que temps de faire taire les ignorants et de laisser à Charleroi le temps de se refaire. Le travail est commencé depuis longtemps. Il durera encore longtemps. Il y a, il y aura encore des combats à mener pour faire comprendre à des investisseurs abonnés à "l'euro-in-my-pocket" que Charleroi n'a pas seulement besoin d'argent. Charleroi veut pouvoir vivre. Vivre dans ses rues et dans ses (nombreux) grands et petits centres culturels, artistiques et autres. Charleroi a besoin de confiance, Charleroi a besoin de motivations, Charleroi (comme toute autre ville) a besoin d'être soutenu moralement.
Pour ceux et celles qui veulent réellement savoir, comprendre et estimer à sa juste valeur l'immense élan de revalorisation dont Charleroi doit être fier, voici un lien parmi beaucoup d'autres...

Couleurs Carolo

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Que l'avenir paraissait rose dans les années '60, ces fameuses "golden sixties"... A cette époque, tout semblait possible, le mot d'ordre était : "tout à la voiture". Et pour cause, vu les importantes retombées économiques, industrielles et sociales de la croissance exponentielle du secteur "automobile" au sens large, et bien sûr la manne financière que celui-ci commençait à diriger vers les caisses de l'Etat.

Dépassée à cette époque sur le plan technologique et située dans le collimateur du secteur pétrolier, une grande partie des réseaux de trams encore en activité en Belgique entendit à ce moment sonner son heure dernière, victime notamment de coûts d'exploitation élevés, ainsi que du poids d'infrastructures spécifiques fort onéreuses, comparés à la facilité offerte aux autobus d'emprunter gratuitement la voie publique...

02-boiscazier2010.jpgAvec une touchante unanimité, les tramways furent alors dénoncés comme autant d'entraves anachroniques à la fluidité d'un trafic automobile dont on était loin de s'imaginer à l'époque qu'il deviendrait à son tour un ogre, responsable de l'asphyxie des villes où tout lui avait été sacrifié...

Notons au passage que dans ce contexte, l'agglomération de Charleroi fit longtemps figure de "bastion de résistance" ; seules quelques lignes ferrées y furent remplacées par des services routiers dans les années '50-'60 alors que les autres grandes villes belges (Bruxelles, Anvers, Liège, Gand, Mons et Verviers) assistaient à la "bussification" plus ou moins intensive et rapide, mais toujours inéluctables de leurs anciens réseaux ferrés.

Le transport en commun ferroviaire urbain était-il pour autant condamné à disparaître ? Certes non. Certaines études démontrèrent que l'augmentation de la demande de mobilité urbaine ne pourrait être satisfaite à long terme par le seul recours à la voiture individuelle. Ce constat amena dès 1965 les pouvoirs publics à faire étudier la création de véritables réseaux de transport ferré totalement isolés de la circulation de surface dans les agglomérations les plus importantes du pays, c'est-à-dire Bruxelles, Anvers, Charleroi, Liège et Gand. Telle est l'origine du projet initial du Métro de Charleroi.

Au départ, le projet de Métro Léger de Charleroi prévoyait une boucle centrale complétée par 8 antennes et son budget initial était de 27 milliards de FB de l'époque (soit environ 700 millions d'euros!). Ce projet faisait partie intégrante d'un plan de refonte complète des voies d'accès à la Ville, comprenant tunnels routiers, routes express et rings entourant la ville et son agglomération.

Si les éléments routiers de ce plan d'ensemble ont été rapidement mis en oeuvre, le volet "Transport Public" a été plus lent à se concrétiser, la première inauguration ayant eu lieu en juin 1976.

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Un projet inachevé pour cause de récession.

Pourquoi alors s'être arrêté en si bon chemin ? Plusieurs articles de presse et émissions de télévision ont dénoncés à une certaine époque les grands travaux inutiles effectués à Charleroi sous forme d'infrastructures et d'ouvrages d'art destinés à un métro utopique déclaré mort-né...

La critique est aisée, comme chacun sait, mais l'Art est difficile : qui aurait pu prévoir qu'une féroce récession s'abattrait sur le monde dans le courant des années '80, et qu'elle remettrait dramatiquement en question les perspectives de développement de la région ?

Cette crise économique réduit donc fortement le rythme de réalisation des travaux qui se poursuivent à doses "homéopathiques" jusqu'à la réforme de l'Etat de 1988, qui vit le transfert aux Régions de la compétence relative aux transports publics urbains et régionaux.

Au moment de la régionalisation, l'Etat a investi 18 milliards de FB dans un métro de Charleroi dont le réseau est largement inachevé : seule une demi-boucle centrale et une partie de l'antenne Ouest sont opérationnelles. Et alors que de nombreux investissements restent à réaliser, que des projets lourds ont été relancés dans d'autres villes (comme le TAU de Liège dont le coût estimé, au moment de la régionalisation, est de 33 milliards de FB), le montant annuel des crédits d'investissements que l'Etat transfère à la Région wallonne pour la compétence "transports" s'élève à moins de 1,3 milliard de FB !

Dans ce contexte, le Gouvernement wallon de l'époque est rapidement amené à faire des choix. Il décide donc de réduire sensiblement l'ambition du projet initial et de réaliser les travaux suivants :

achever l'Antenne Ouest (= antenne de Fontaine), en réalisant un site propre intégral pour la traversée de Marchienne-au-Pont (ouverture en 1992) ;

finaliser et mettre en service l'Antenne Est jusqu'à la station Gilly (ouverture en 1993) ;

finaliser et mettre en service la Boucle Est entre Waterloo et Parc (ouverture en 1996).

Fin des années '90, l'exploitation de ce réseau, qui reste un réseau tronqué, fait apparaître ses limites : en imposant des ruptures de charge, il ne répond pas aux attentes des voyageurs, il est techniquement difficile à exploiter, et il ne peut que générer des recettes limitées pour des coûts d'exploitation élevés.

05-tec-charleroi-piges.jpgEn juin 2002, partant du constat dressé par une étude Stratec de l'impossibilité d'exploiter de manière rationnelle le réseau, le Gouvernement décide donc d'achever la Boucle centrale en reliant les stations Parc et Gare du Sud, de prolonger l'antenne Est de Gilly à Soleilmont et de greffer sur la boucle une Antenne Nord desservant la chaussée de Bruxelles et le centre de Gosselies.

C'est la concrétisation des 2 premiers volets de cette décision qui a donc été célébrée le 27 février 2012.

ACHEVEMENT DE LA BOUCLE CENTRALE

Au-delà de la station Parc, terminus souterrain actuel des lignes 55 et 88, le Métro léger continuera à partir du 27 février 2012 en surface jusqu'à la Gare du Sud, où il retrouvera les lignes 54 et 89 qui y ont leur terminal actuel. Le centre-ville est ainsi désormais entouré d'une boucle complète, constituée des stations Gare du Sud, Villette, Ouest, Beau-Arts, Waterloo, Janson et Parc, complétées par la nouvelle station Tirou située au milieu de la rue de l'Ecluse.

Cette extension a nécessité la création de sites propres en surface (rue du Pont-Neuf et de l'Ecluse, quai de la Gare du Sud), le déplacement d'un rond-point (celui dit des "Trois Coqs"), ainsi que la construction d'un nouveau pont-rail permettant de franchir la Sambre parallèlement au pont de la Résistance. La circulation routière de surface (autos et bus) a par ailleurs été améliorée par un réaménagement intégral des voiries dans la zone concernée.

PROLONGATION DE L'ANTENNE DE GILLY VERS SOLEILMONT

Au départ de la station "Gilly", terminus "historique" des lignes 54 et 55, le Métro léger poursuivra désormais sa route vers Soleilmont, où a été construite une importante station multimodale permettant notamment une correspondance aisée avec les lignes de bus desservant le sud de Gilly, Fleurus et Châtelineau. Au passage, le Métro léger dessert deux nouvelles stations intermédiaires "Marabout" et "Sart-Culpart" idéalement situées au coeur de quartiers résidentiels.

L'infrastructure qui existait à l'état de gros oeuvre a été réhabilitée et adaptée entre les stations "Gilly" et "Marabout", et plus loin, la station "Sart-Culpart" a été reconstruite en surface. Enfin, le teminus multimodal et un parking de persuasion ont été édifiés à Soleilmont, en contrebas de la chaussée de Fleurus (RN 29).

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OUVERTURE PROCHAINE DE L'ANTENNE DE GOSSELIES

Dans le cadre du ré-aménagement intégral de façade à façade, de la chaussée de Bruxelles (RN 5) entre Charleroi et Gosselies, le Métro Léger s'enrichira bientôt d'une ligne supplémentaire établie pour sa plus grande partie en site propre au centre de cette chaussée.

Comme la branche d'Anderlues (ligne 88 et 89), la nouvelle antenne se détache de la Boucle centrale à la station "Beaux-Arts", puis rejoint son site propre après avoir desservi la station "Piges". Elle parcourt ensuite la chaussée de Bruxelles sur toute sa longueur en passant par les quartiers "Bon Air", "Saint-Antoine", ainsi que par l'entité de Jumet (Belle Vue).

A partir de l'entrée dans Gosselies (faubourg de Charleroi), les voies sont intégrées à la voirie ordinaire, le tracé comme la pose ayant été spécialement étudiés pour réduire au maximum les effets sonores et vibratoires engendrés par le passage du Métro Léger dans ces quartiers à forte densité d'habitat.

Les travaux de la chaussée de Bruxelles sont aujourd'hui terminés, à l'exception de la caténaire et de quelques aménagements locaux. Le chantier avance également au centre de Gosselies, laissant entrevoir la fin du plus important des trois chantiers pour le deuxième semestre 2012.

(source : dossier de presse - point presse du 23 février 2012 TEC Charleroi)

En voiture, portez-vous bien, soyez heureux et surtout...n'oubliez pas de sourire ! Merci !




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Commentaires (1)

1. nicolas buissart (site web) 30/05/2012

COOL !

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Date de dernière mise à jour : 29/02/2012

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