Je me suis mal préparé à mon combat

Pourquoi j'ai décidé de changer de cap ?

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Peinture sur mur Charleroi-Danses, boulevard Pierre Mayence, 6000 Charleroi. Renommée "La désespérance" par le créateur de ce site.

à suivre dans les prochains jours...

Il me faut, avant tout, faire mon propre mea culpa. J'ai voulu suivre trop de voies différentes, aborder trop de sujets difficiles à traiter à cause d'une transparence annoncée qui n'est jamais venue. Mais, surtout, mon erreur la plus fatale a été de vouloir travailler seul. La volonté d'une collaboration avec d'autres personnes et/ou associations était là mais les stigmates d'un cancer m'ont partiellement bloqué et puis, soyons honnête, je ne me suis jamais vraiment résolu à demander de l'aide. Autres séquelles d'une vie où, trop souvent, j'ai dû me débrouiller seul ? Peut-être mais pas seulement.

Concernant ce reportage inachevé sur la mort d'une grande partie du Quartier Defeld et la naissance prévue pour maximum octobre 2014 du nouvel hôtel de police de Charleroi, j'aurai été la victime de mon engouement et de mon empressement au préjudice des règles les plus élémentaires : chercher et suivre les conseils de gens avisés, assurer l'autorisation verbale reçue par un agrément nettement plus officiel. Là sont mes erreurs.

Rares sont les personnes que je tiens absolument à remercier et je ne vais donc pas m'en priver.

Je dois d'abord souligner pour son accompagnement volontaire, ses tentatives de me mettre en contact avec les personnes bien placées et pour son grand intérêt à mon entreprise, Monsieur Jean-Claude Finet de Marchienne-au-Pont, conseiller communal à Charleroi et l'une des grandes chevilles ouvrières de la vie associative de Charleroi. J'y joins Monsieur Guy Charlier, secrétaire communal adjoint de Charleroi.

Je remercie aussi, malgré que je me sois parfois un peu emporté contre lui, Monsieur Antoine Tanzilli, Echevin en charge de la Culture, des Finances, de la Régie Foncière et de la Nouvelle Gouvernance.

Ces trois personnes, malgré leurs compétences, leurs qualités et leur proximité avec les personnalités qui auraient pu me permettre la réalisation complète de ce reportage photographique auront fait de leur mieux mais elles ont été confrontées, tout comme moi, au mutisme complet, à l'indifférence arrogante, à l'irrespect total du plus haut responsable de la Ville : Monsieur le Bourgmestre Eric Massin. J'assure et j'assume seul la sévérité de mes propos. Ceux-ci ne proviennent pas d'un homme frustré de n'avoir pas su mener à bien une entreprise personnelle. Ils sont pensés et écrits par un citoyen de 60 ans. Né à Charleroi et qui y a toujours vécu à l'exception d'une vingtaine d'années. Sollicité à de nombreuses reprises, autant verbalement que par écrit, Monsieur Massin n'aura même pas daigné charger l'une des personnes de son secrétariat de m'adresser ne fût-ce qu'un accusé de réception. Le néant absolu.

Enfin, je me dois de citer également Monsieur Etienne Colmant, chargé de l'étude des projets PPP, design, build, Finances & Maintenance à la société BEGACI travaillant sur le site du futur hôtel de police et de l'extension de Charleroi-Danses. Le 13 avril 2012, Monsieur Colmant me donnait donc un accord verbal pour la couverture photographique durant tout le chantier, y mettant quelques conditions bien normales (respect des régles de sécurité, port d'un casque, chaussures de sécurité et gilet fluorescent) ainsi que l'engagement de n'émettre, sur mon site web, aucun commentaire préjudiciable aux entreprises présentes sur le chantier. Je m'y suis engagé et j'ai tenu parole.

Le 20 avril, Monsieur Colmant m'a interpellé devant son bureau et m'a accusé de ne pas avoir respecté mes promesses et d'avoir tenu, sur mon site, des commentaires "partisans" (sic). Je m'en suis défendu et lui ai proposé de me montrer de suite mes éventuelles erreurs. Ceci n'a pu se faire suite à une malencontreuse coupure de connexion Internet, précisément survenue à ce moment. C'est possible car je me souviens avoir remarqué la présence, sur le paking interne, d'un véhicule d'assistance de Belgacom. Ma proposition d'avoir avec lui un entretien à une autre date lorsque nous pourrrions, ensemble, étudier les quelques chapitres de mon site a été catégoriquement mais tout aussi inexplicablement refusée par Monsieur Colmant qui m'a prié de quitter immédiatement les lieux et de ne plus y revenir.

Il n'est pas inintéressant de savoir qu'à dater du 01/07/2012, les activités de BEGACI ont été reprises par BPC SA, qui est une société appartenant à 100% à CFE, Maître de l'ouvrage. (source : bulletin d'information aux riverains du 02/07/2012.)

Voila. Je terminerai en reprenant quelques extraits d'un échange entre Monsieur Tanzilli et moi-même.

Je disais notamment : "Peut-être aussi aurait-il fallu mettre sur pied un groupe de personnes au courant pour servir d'accompagnement durant la destruction et la transformation de ces bâtiments qui, même s'ils ne sont pas classés, appartiennent à une mémoire collective..."

et Monsieur Tanzilli de me répondre : "Je partage votre analyse en y apportant un élément en plus : les sociétés (et les architectes) sont de plus en plus obnubilés par le contrôle de leur image. Je suppose que c'est une des raisons pour lesquelles ils veulent être seuls à maîtriser la couverture photo du chantier.  

 

Votre idée du comité d'accompagnement est particulièrement pertinente. je pense qu'elle devrait nourrir notre réflexion à l'avenir."

"Ce qui me navre le plus chez l'espèce humaine, ce n'est pas qu'elle passe son temps à s'entre-tuer, c'est qu'elle y survive."

(Daniel Pennac, extrait du Journal d'un corps)


En attendant mon "come-back" sur Marcinelle, portons-nous bien, soyons heureux et surtout... n'oublions pas de sourire !

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Commentaires (1)

1. Denyse Delorme 15/07/2012

C'est avec beaucoup d'attention que je viens de lire ton message. Que dire à quelqu'un qui a mis toute son âme et son enthousiasme pour faire connaître un endroit qu'il aime et qui se fait évincer du projet d'une façon aussi cavalière. Je ne peux que me désoler avec toi. Force est de constater que les interlocuteurs qu'on a devant soi ne sont pas toujours dignes de confiance et que la transparence est souvent absente.
En espérant que lors de tes futurs projets ta route croise les personnes qui sauront t'apprécier à ta juste valeur et qu'elles sauront t'accompagner comme tu le mérites.

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Date de dernière mise à jour : 15/07/2012

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